Jouer du violon, du violoncelle ou de la guitare
Tout d’abord et avant de comprendre les origines de cette expression française, commençons par définir les termes qui la composent. En effet, le terme jambonneau pris dans son sens le plus propre est le diminutif de jambon. Ce dernier évoque les membres antérieurs du cochon ou en argot les grosses cuisses d’une femme.
Mais alors quel rapport existerait-il entre le fait de se gratter le jambonneau et jouer d’un instrument ? Il se pourrait, selon certains interprètes qu’il y aurait une certaine analogie entre le geste du musicien et celui du charcutier ou par la ressemblance entre cette cuisse de porc et l’instrument.
Pour d’autres, l’expression appartient au registre populaire et il existerait une certaine assimilation de l’instrument à cordes comme un violon à une jambe avec pour base la métonymie réalisée par l’expression « viole de gambe » ou de jambe
Faire preuve de grande précision ou s’attacher aux convenances
Expression régionale alsacienne qui cherche à traduire le respect des traditions. Pourtant elle ne serait pas spécifique à la France et existe chez d’autres pays européens mais ne traduit toujours pas la même idée. En effet, en Belgique, elle prendrait le sens de garder la tête froide et en Suisse, elle va chercher à décrire quelque chose avec la plus grande précision possible.
Le choix de l’église est clair puisque selon les valeurs établies dans toutes les villes, il est d’usage que l’église soit placée au milieu du village et que les maisons soient construites autour d’elle. De ce fait remettre l’église sur la place du village est un retour aux valeurs traditionnelles établies après que l’on ait constaté que ces valeurs ont été bafouées.
Avoir trop mangé ou trop bu
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française, nous allons commencer par définir les termes qui la composent. Le terme outre viendrait du vocabulaire latin « uter » et se définit comme étant un sac en peau de bouc, de cochon, de bœuf ou de veau selon les régions.
Cette peau serait cousue en forme de sac par le bout et toutes ses coutures étaient bouchées avec de la poix pour qu’il soit possible de le gonfler d’air et d’y enfermer des liquides.
Cette outre dit-on a été utilisée par le Dieu Eole qui y a enfermé tous les vents contraires pour l’offrir à Ulysse.
Plein comme un œuf
Mettre en attente
Expression française sortie droit du dictionnaire argot. Le fait de garder sous le coude montre le choix délibéré du comportement, en d’autres termes, cacher quelque chose pour la ressortir au moment opportun.
Il est possible de garder sous le coude un bien ou une idée comme le fait garder un dossier de travail sous le coude et donc en instance et de le traiter au moment opportun. Mais, le négociateur peut garder sous le coude des informations ou des arguments qui débloquent une situation de doute
Les résultats d’analyse devaient nous parvenir sous une douzaine de jours. J’avis donné l’adresse de Jules comme étant la mienne, et il garda sous le coude mes analyses qu’il avait dépouillées et interprétées jusqu’au matin de la lecture du test (H. Guibert)
Expression désignant une fille turbulente ayant des goûts et des allures de garçon.
Expression française récente du moment qu’elle ne remonte qu’au milieu du XXème siècle. Elle sert à qualifier toute fille adoptant un comportement de garçon qui se manifeste par un port de vêtements masculins ou la pratique d’activités réalisés par des garçons en s’entourant de copains du sexe opposé.
L’adjectif manqué est péjoratif par le fait qu’effectivement la fille en question a quelque chose qui lui manque pour devenir un garçon à part entière et elle manque à sa féminité en même temps.
Se garder le meilleur pour la fin
Expression française dont le sens propre a été utilisé avant le figuré signifiant le fait de garder le meilleur morceau pour la fin d’un repas. L’origine de ce dicton en question est donc gastronomique en premier lieu et se base sur un des pêchés capitaux à savoir la gourmandise sur la base de l’utilisation du terme bouche.
Par la suite la bonne bouche a pris le sens de discrétion et ce n’est que beaucoup plus tard que le sens moderne de l’expression apparut pour signifier garder le meilleur pour la fin. Mais ce dicton reste de plus en plus inusité et semblerait plutôt vieilli.
Alors, c’est mon tour, bégaya Coupeau d’une voix pâteuse. Hein ! On me garde pour la bonne bouche. Eh bien ! Je vais vous dire Qué cochon d’enfant ! (E Zola : l’Assommoir)
Se faire reconnaître socialement
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. En effet, les lettres de noblesse ou d’anoblissement étaient définies comme étant des lettres de grand sceau par lesquelles le roi avait le droit d’anoblir un roturier ainsi que sa famille qui pouvaient donc des droits et privilèges des nobles. Ces lettres de noblesse étaient généralement expédiées par un secrétaire d’état et scellées de cire verte.
Passer au feu alors qu’il est rouge
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui remonte au XVIIIème siècle, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent dans leur sens figuré de l’époque. Le terme feu concerne les feux de signalisation qui à l’époque étaient de vrais feux alimentés avec du vrai bois. Le verbe griller qui a remplacé brûler prenait au XVIIIème siècle le sens de passer sans s’arrêter. Il a par ailleurs été utilisé dans d’autres expressions come « brûler les étapes ».
C’est d’ailleurs au XXème siècle que le verbe brûler dans cette expression a été troqué avec griller pris dans le dictionnaire argot qui a pris tout aussi bien ce sens.
Gifle fortement appliquée au point de laisser la trace des cinq doigts sur la joue
Expression qui remonterait au XIXème siècle et qui ferait allusion à l’empreinte laissée sur la joue par les cinq doigts de la main. Bien que la giroflée ne possède que quatre pétales, le choix de la fleur en question s’est plutôt basé sur le rapport phonétique entre gifler et giroflée.
Le vrai était que Gervaise aurait mieux aimé qu’on ne parlât pas de batteries de femmes. Ça l’ennuyait, à cause des fessées du lavoir, quand on causait devant elle et Virginie des coups de sabots dans les quilles et de giroflées à cinq feuilles. (E. Zola : L’assommoir)
Celui qui détient beaucoup d’argent est l’esclave de sa fortune
Locution proverbiale utilisée jadis pour exprimer l’idée que plus, une personne est riche, et plus elle doit surveiller et faire attention à ses trésors par crainte des vols et des malversations. Une position de force ou un rang élevé fera en sorte que la personne concerné devienne esclave de tous les dangers qui la guette.