Petit sac de voyage contenant le nécessaire pour passer une nuit hors de chez soi
Expression française qui remonte au milieu des années 30, en rapport avec la société dite de consommation où il faut profiter de la vie. En ce temps là, le terme baise-en-ville était à prendre à la lettre et se définissait comme étant un petit sac pratique qui pouvait contenir le kit de survie du mauvais coucheur.
De nos jours, l’expression est de moins en moins utilisée mais a perdu le sens érotique qu’elle contenait pour devenir plus amusante en désignant un accessoire de mode courant.
Je prends mon baise-en-ville et je me tire à Delta-Ville ….(Serge Gainsbourg)
Personne ayant les dents de devant écartées
Expression française qui se base sur une croyance populaire affirmant que les personnes pourvues d’incisives supérieures écartées sont heureuses et chanceuses. Selon une origine de cette expression, les dents de devant écartées proviennent de la succion du pouce chez l’enfant et cet acte est généralement une recherche de bonheur.
Pour d’autres interprètes, les dents du bonheur remontreraient à l’époque des guerres napoléoniennes. En effet, en cette période les soldats étaient obligés de couper avec leurs incisives la charge de poudre stockée dans un emballage en papier pour charger leur fusil. Pour cela il fallait donc de bonnes dents et les dents trop écartées étaient un vrai motif de réforme ce qui rendait heureux certains soldats.
Il aimait rire et sourire et nous découvrir ses dents du bonheur. (Marc Dumoulin)
Une belle femme
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française récente qui remonte au milieu du XXème siècle, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque.
Le terme pépée est plus ancien et se retrouve dans le vocabulaire enfantin du XIXème siècle. C’est dit-on un doublement de la dernière syllabe de poupée. Cette dernière fait généralement référence à une femme dotée de grandes qualités physiques.
Une belle poupée, un beau morceau, une belle nana
Habiter chez quelqu’un
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française sortie droit du dictionnaire argot, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le vocabulaire de l’époque.
Tous les linguistes sont d’accord pour dire que le verbe crécher est dérivé de crèche qui dans le langage familier désigne le lieu d’habitation d’une personne. Par contre là où les avis différent c’est que pour certains les origines de l’expression sont purement religieuses voire catholique car la crèche est synonyme de nativité et Jésus serait né selon Saint Luc dans une étable et aurait té déposé dans une mangeoire qui aurait fait office de berceau.
Pour d’autres, selon le vocabulaire issu du vieux français, la crèche est tout simplement une mangeoire pour les animaux et par extension le bâtiment qui la contient et grâce à ceci il est simple de faire une sorte d’amalgame avec son lieu de vie, surtout si ce dernier est imposé et non choisi.
Les seins d’une femme
Expression argotique du XIXème siècle qui puiserait ses origines d’une marque de biberons de l’époque. Cet ustensile servant à l’allaitement des bébés a été mis au point en 1860 par Edouard Robert. C’est donc le nom de l’inventeur du biberon qui a été utilisé dans le langage argot de l’époque pour désigner cet instrument d’allaitement en verre à tuyau avec un mécanisme de soupape.
L’expression, « les roberts », a été largement utilisée à l’époque car le mot sein était considéré comme érotique et était de ce fait tabou dans une société française très conservatrice.
Les nichons
Rater complètement un but
Expression française tirée droit du monde du sport et plus généralement de celui du football pour décrire l’attaquant qui rate un but facile. En effet, ne pas marquer c’est prendre le risque de faire perdre le match à son équipe.
Bouffer la feuille renvoie à la feuille de match sur laquelle seraient répertoriés les buts marqués ainsi que les divers cartons infligés et les joueurs participants. Le document en question est généralement signé par le capitaine en fin de match.
Rater lamentablement un but immanquable
Expression française qui puise ses origines dans le jargon footballistique où le verbe vendanger une frappe prend le sens de rater complètement le chemin du but. En d’autres termes le ballon part mais pas dans la direction des filets.
L’image des vendanges est utilisée par le fait que le geste rappelle le fouleur qui piétine les raisins sans relâche, dépense son énergie pour rien car il n’avance pas et que le baril serait incessamment rempli. Ce geste d’inaction va donc rappeler aux commentateurs sportifs les gesticulations du joueur quand il rate l’occasion de marquer son but.
Ceux qui côtoient un homme puissant connaissent aussi ses faiblesses et ses vices invisibles au public
Expression proverbiale très ancienne inventée par le maréchal de France Nicolas de Catinat au XVIIIème siècle qui cherche à expliquer le fait que pour connaitre une personne, il faut l’approcher de près et qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
Dans ce cas précis, notre expression se base sur le fait qu’un seigneur ne peut être bien connu que par ses vassaux. Beaucoup pensent qu’il ne faut pas trop s’approcher de ces hommes de gloire qui n’avaient de grand que leur nom.
Se garder le meilleur pour la fin
Expression française dont le sens propre a été utilisé avant le figuré signifiant le fait de garder le meilleur morceau pour la fin d’un repas. L’origine de ce dicton en question est donc gastronomique en premier lieu et se base sur un des pêchés capitaux à savoir la gourmandise sur la base de l’utilisation du terme bouche.
Par la suite la bonne bouche a pris le sens de discrétion et ce n’est que beaucoup plus tard que le sens moderne de l’expression apparut pour signifier garder le meilleur pour la fin. Mais ce dicton reste de plus en plus inusité et semblerait plutôt vieilli.
Alors, c’est mon tour, bégaya Coupeau d’une voix pâteuse. Hein ! On me garde pour la bonne bouche. Eh bien ! Je vais vous dire Qué cochon d’enfant ! (E Zola : l’Assommoir)
Se faire reconnaître socialement
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. En effet, les lettres de noblesse ou d’anoblissement étaient définies comme étant des lettres de grand sceau par lesquelles le roi avait le droit d’anoblir un roturier ainsi que sa famille qui pouvaient donc des droits et privilèges des nobles. Ces lettres de noblesse étaient généralement expédiées par un secrétaire d’état et scellées de cire verte.