SUCRER LES FRAISES : Expression française du début du XXème siècle signifiant « être agité d’un tremblement nerveux », être gâteux.
L’origine remonte au mouvement effectué à l’aide d’un sucrier à trous tenu d’une main pour verser le sucre sur une coupe de fraises saisie de l’autre. Ce geste rappelle les tremblements des membres des personnes âgées.
Une autre source attribuerait les origines de cette expression française aux collerettes des dames âgées de la cour au XVIème et XVIIème siècle qui en tremblant répandaient le sucre sur leur cols au lieu de le verser dans leur tasses mais cette définition ne semble aucunement digne de foi contrairement à la première.
En Tunisie, la même expression est retrouvée mais l’allusion aux personnes âgées est faite par l’intermédiaire de la canne qui tremble quand un vieillard s’y accoude et dans ces contrées, elle s’exprime par l’allocution suivante « yor3och ki el kasba ferrih » ou trembler comme une canne dans le vent; où le vent est pris dans le sens propre du terme, ou pour faire allusion à l’extérieur quand la vieille personne s’aide d’une canne pour sortir et s’y accoude en tremblant comme si le vent la secouait.
Complétement homosexuel
L’origine de l’expression pédé comme un phoque reste encore inexpliquée malgré le nombre d’hypothèses émises car aucune d’elles n’est fondée ou démontrée scientifiquement ou à la limite logiquement.
Tout d’abord l’homosexualité du phoque est une théorie qui n’a jamais été confirmée ou infirmée. Cependant cet animal appartient à la catégorie des pinnipèdes et une déformation du mot aurait fait le reste
Le mot pédé venant de pédéraste signifiait chez les grecs quelqu’un qui aimait les enfants, en d’autres termes un pédophile.
De ce fait l’origine la plus probable de cette expression vient du milieu de la marine où le terme « phoque » est une déformation de « foc« , petite voile à l’avant du bateau qui prend le vent par derrière.
D’autres origines éparses ont vu le jour à propos de cette expression mais elles n’ont aucun mérite à être explicitées car jugées vraiment sans fondement.
L’expression pédé comme un phoque a dépassé les frontières et est retrouvée en Afrique du nord et surtout en Tunisie dans les termes « yal3ab fiha » ou « il la joue » pour expliquer que le phénomène étant mal vu, le pédéraste joue l’homme dans le sens de mâle à part entière alors qu’il ne l’est pas ou presque; esprit pudique oblige!
Signification : avoir un cœur inconstant, être un amoureux volage.
Origine : Expression française dont les origines proverbiales remontent au XIXème siècle où le coeur est synonyme de partie centrale des végétaux. La métaphore de l’artichaut renvoie aux nombreuses feuilles que possède ce légume. Il est à rappeler que cette expression serait raccourcie par rapport à l’originale que était sous la forme « cœur d’artichaut une feuille pour tout le monde » pour dire donner facilement un peu de son amour à chacun.
Exemple d’utilisation : ...Elle avait eu tort, comme quoi il ne faut jamais s’affoler. Remarque que claquer comme ça ou autrement… Mais à l’époque, j’étais encore un petit peu cœur d’artichaut. (A. Sergent)
Armes métalliques tranchantes, coupantes, opposées aux armes à feu.
Expression française du milieu du XVIIème siècle servant à différencier les armes qui ont recours à la force humaine à celles utilisant la force de l’explosion. Le dictionnaire va donc définir les armes blanches comme étant des armes métalliques tranchantes et coupantes dont le sens originel serait arme en acier blanc non bronzé à la différence des parties en métal des armes à feu. L’adjectif blanche fera sans doute allusion à l’aspect brillant et luisant d’une lame d’épée bien entretenue.
Signification : A toute vitesse
Origine : Expression française du XVIIème siècle qui puise ses origines dans le monde animal. Elle fait appel à l’utilité de la bride du cheval. En effet, au moment des déplacements, on arrête l’animal en tirant sur la bride et on le fait avancer en la laissant longue. De ce fait, une bride au sens de rêne est abattue et donc inclinée vers le bas pourra laisser libre cours à la bête pour détaller à vive allure.
A bride abattue a remplacé une autre expression française plus ancienne à savoir à bride avalée où avalée signifiant descendu ou au figuré sans aucune retenue, mais à bride abattue ne garde que le sens de rapidité.
Exemple d’utilisation : Je lui ai redit tout bas à l’oreille… pour que les mêmes n’entendent pas. Elle a fait qu’un saut vers la porte! elle a filé bride abattue. (L.F. Céline)
Signification : Être frustré, rester en plan, être abandonné
Origine : Expression française dont les origines remontent au XIXème siècle qui s’appuie sur le dictionnaire argot dans lequel la carafe signifiait la gorge ou le gosier où il était possible de verser son vin. Selon d’autres interprétations, rester ou tomber en carafe symbolisait toute personne confrontée à un trou de mémoire la laissant bouche bée. Peu à peu, cette expression françaises’est généralisée pour décrire celui qui reste coi et sans rien faire, trainant dans un endroit inconnu avec un rendez-vous manqué. Depuis, cette sentence reste plus vulgarisée dans l’argot des cyclistes quand un concurrent est victime d’une crevaison sans possibilité de dépannage immédiat.
Exemple d’utilisation : Ribouldingue était navré de laisser sa boule-de-neige (son épouse de couleur) en carafe, mais l’intérêt de l’association nécessitant le sacrifice, il s’y résigne. (L’épatant)
Expression française synonyme : Rester bouche bée
SUR LE TAS : Expression française de la fin du XIXème siècle et qui signifie « sur les lieux du travail« .
Cette expression française définit le tas comme le lieu de travail, le lieu où l’on apprend son métier.
L’origine de cette expression française fait allusion au domaine de la maçonnerie, où le tas était le lieu où on taillait les pierres à bâtir et plus tard l’endroit où l’on construisait les murs.
De ce fait l’expression française « sur le tas » signifiait « à pied d’œuvre«
Cette expression française a eu plusieurs autres interprétations plutôt argotiques comme « mettre une fille sur le tas » où le tas est le lieu de travail d’une prostituée et « faire le tas » devient synonyme de racoler.
Un autre sens est donné à cette expression française tiré lui aussi de l’argot, pour dire qu’un malfaiteur s’est fait arrêté sur le tas qui veut dire qu’il s’est fait prendre sur les lieux du crime et non à son domicile.
Se croire remarquable, se prendre pour quelqu’un d’exceptionnel, se sur-estimer
Cette expression française fait allusion au mythe de la naissance de Dionysos dont la mère Sémélé parce que ; ayant demandé à son amant de se montrer à elle dans toute sa puissance, fut anéantie par cette vision et Zeus pour ne pas perdre son fils l’arracha des entrailles de sa mère morte et le mit dans sa cuisse d’où il naquit trois mois plus tard.
Bien évidemment la mythologie romaine remplaça Zeus par Jupiter.
Selon une autre origine plus païenne cette fois, cette expression française serait issue d’une ancienne expression française du XIVème siècle à savoir « ne pas issir de l’orine du père » et signifie « vous ne vous croyez pas sorti de l’urine de dieu » ou bien « se prendre pour Jesus« , le fils de Dieu.
Signification : En dépit de tous les obstacles qui se présentent, en poursuivant obstinément ses projets, malgré toutes les difficultés qui s’y opposent
Origine : Expression française familière du XVIIème qui puise ses origines dans le milieu de la marine en se basant sur la métaphore du bateau qui doit avancer malgré le vent et la marée venant à ses devants en sens inverse et qui paraissent nettement plus forts pour décrire la lutte que tout un chacun peut mener contre tout ce qui tendrait à entraver ses projets et il s’en tirera vainqueur par son obstination à réussir malgré tout.
Exemple d’utilisation : C’était beau ! C’était la leçon de la vie. Voilà ce que, malgré tout, contre vent et marée, elle avait fait. (J. Giono)
Expression française synonyme : Envers et contre tout
Signification : Faire un éclat dont les conséquences peuvent être graves, provoquer un drame, avoir un grand impact, du succès.
Origine : Expression française à double sens dont les origines remontent au milieu du XIXème siècle. Le premier sens est très simple à comprendre car c’est une simple manifestation de violence, de crimes. En effet, depuis le milieu du XIXème siècle, celui qui est énervé ou irrité est prêt à tout casser et donc provoquer un malheur en réponse à une attaque. Récemment, une autre signification a été rajoutée à cette expression française, dans l’argot du spectacle, faire un malheur signifie par antiphrase faire le bonheur des spectateurs.
Exemple d’utilisation : Fichez le camp ou je fais un malheur! (E. Zola, L’assommoir)