Signification : Très heureux
Origine : Expression française qui n’a pas perdu de sa vivacité au cours des siècles mais elle aurait tendance à perdre sa valeur initiale pour suggérer un plaisir spontané et naïf. En effet, heureux comme un roi ne pourra pas refléter la notion de bonheur parfait car les problèmes qui ont assortis au pouvoir ne pourront pas contribuer à cette extase.
Exemple d’utilisation : L’éléphant de mer, quand on ne l’ennuie pas, est heureux comme un roi, beaucoup plus heureux qu’un roi parce qu’il peut s’asseoir sur le ventre quand ça lui fait plaisir alors que le roi, même sur le trône, est toujours assis sur son derrière. (J. Prévert)
Signification : très grossier en paroles et en actes
Origine : Expression française du début du XIXème siècle qui se baserait sur une tradition des gens ultra religieux pendant la monarchie. En effet, le plus dévoués à la religion catholique s’infligeaient des punitions de toutes sortes par esprit de mortification comme le fait de manger uniquement du pain d’orge quand ils avaient commis une faute grave. Ce pain d’orge en question était considéré comme une nourriture grossière car le pain produit avec cette denrée pure c’est-à-dire sans froment produira un pain des plus détestables et ne pouvant être donné qu’aux subalternes et autres valets. La grossièreté de l’aliment a été donc utilisée comme métaphore pour exprimer le manque de civilité et de politesse d’une personne.
Signification : S’ennuyer à attendre quelqu’un
Origine : Expression française qui puiserait ses origines dans les habitudes comportementales de nos aïeux d’avant le XVIIème siècle. En effet, le mulet était la monture par excellence des habitants de haut rang de la ville et chaque maître en entrant dans une maison faisait garder son mulet à la porte par un serviteur qui attendra le temps qu’il faudra sans avoir à se plaindre mais risquant de trop s’ennuyer à ne rien faire.
Exemple d’utilisation : Je comptais encore dix heures à une autre horloge. Fort bien, dis-je alors en moi-même, je n’ai plus que deux heures à garder le mulet. (Lesage)
Expressions françaises synonymes : garder les manteaux, garder les balles, attendre sous l’orme, croquer le marmot
Signification : C’est une nullité complète
Origine : Expression française dont les origines remontent au XVIème siècle où le zéro humain est jugé bon à rien contrairement à celui en chiffre pouvant prendre de la valeur en fonction de la place qui lui est attribuée. Le terme zéro en chiffres fut adopté quand la lettre o fut prise comme symbole et appliqué à tout individu qualifié de nul.
Signification : Piège tendu à quelqu’un ou tout dessein prémédité de nuire
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française, il faudrait commencer par définir le terme guet-apens selon les différentes époques. La signification actuelle nous viendrait du XIVème siècle mais il faudrait insister sur le fait que le terme existe depuis le moyen-âge et servait à qualifier les mauvais garçons qui avaient l’habitude dit-on de rosser le guet à savoir épier des coins de rue les passants pour les spolier. Le terme guet symbolisait les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité des citoyens.
Selon d’autres interprétations ce fameux guet-apens viendrait du vieux français « agais apensés » signifiant acte prémédité
Exemple d’utilisation : Est-ce de guet-apens, ou bien le cas fortuit qu’on a voulu me perdre à force de grand bruit ? (Scarron)
Signification : Trinquer en son honneur
Origine : Expression française de la fin du XVIème siècle dont les origines remonteraient à l’antiquité où il existait une tradition universelle de lever son verre en une cérémonie consacrée par la religion, l’amitié ou même l’admiration en l’honneur de divinités ou d’humains célèbres ou non. Le terme santé va désigner le toast qui sera porté à l’honneur de la personne en question.
Expression française synonyme : A votre santé!
Signification : Commettre des maladresses, faire des bêtises
Origine : Expression française très ancienne qui a vu le jour avant le XVème siècle sous la forme « vous faites bien des vôtres ». « Faire des siennes » serait paraît-il une forme condensée d’une ancienne expression populaire à savoir faire des farces siennes pour parler de celui qui avait une conduite anormale. Depuis le terme farce a été retiré pour ne garder que « faire des siennes » où siennes prendrait le sens implicite du genre de bêtises ou de bévues dont il serait coutumier.
Exemple d’utilisation : Ah bien ! C’est que votre maman a encore fait des siennes ; elle frappe dur quand elle tape sur vous. (Comtesse de Ségur : Les petites filles modèles)
Signification : Courir à toute vitesse
Origine : Expression française qui remonte à la fin du XIXème siècle puisant ses origines dans le milieu équestre. En effet, le terme train fait référence au trot du cheval et le fond va exprimer l’idée d’intensité quand le cheval doit exceller dans la rapidité et l’endurance.
Exemple d’utilisation : Je ferai toujours trembler tout notre monde ! Mais il faut se mettre à l’ouvrage ! Va dire à Paccard de se lancer à fond de train, et à Europe d’exécuter mes ordres. (Balzac : Splendeurs et misères des courtisanes)
Expressions françaises synonymes : A plein badin, à fond les ballons
Signification : Cela ne m’importe pas
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui remonte à la fin du XVIIIème siècle il faudrait commencer par définir le cadet dans le dictionnaire de l’époque et voir le lien qui puisse exister entre ce cadet et la négligence d’un événement. Selon certaines interprétations, le terme cadet viendrait du vocabulaire gascon « capdet » signifiant étymologiquement tête ou chef. Les grandes familles de la région avaient pour habitude d’envoyer au XVIème siècle l’enfant né après l’aîné servir comme volontaire en France en tant que bas officier ou soldat pour apprendre le métier des armes.
A la fin du XVIIème siècle, il se disait plutôt « c’est le moindre de mes soucis » et le fait de rajouter la notion de cadet va chercher à assimiler les soucis à une famille où le plus jeune est insignifiant.
Avoir un avantage assuré, un emploi bien rémunéré qui n’exige pas beaucoup de travail.
Expression française attestée au XIXème siècle par Balzac mais puise ses origines dans une tradition du moyen-âge qui consistait à remettre un objet selon le rang de la personne à qui on accordait un bénéfice. Généralement le symbole le plus utilisé était l’anneau ou bague que l’on confiait à un nouveau propriétaire pour son investiture ou sa possession d’une propriété.