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Expressions françaises commençant par la lettre J

Signification : Homme qui n'est jamais chez lui, qui est toujours à la croisée des chemins.

Origine : Expression française attestée du milieu du XVIIème siècle mais semble antérieuse et puise ses origines  dans la tradition populaire relatée par la fable du juif errant qui représente la nation juive dispersée de par le monde après la prise de Jérusalem par Titus. La deuxième interprétation  d'origine religieuse se baserait sur le personnage d'Ahasvérus qui ayant insulté le Christ portant sa croix aurait été condamné à une errance sans fin.

Exemple d'utilisation : Je me demande si les nombreux verres absorbés sur le trajet....pour enterrer ma vie de juive errante font à ce point relief sur mon front. (A. Sarrazin : La Traversière)

Signification : Proposer le combat, relever un défi

Origine : Expression française du début du XVème siècle qui puiserait ses origines dans les coutumes féodales où le chevalier pour défier un adversaire au combat lui jetait son gant qui ramassé par l'ennemmi prouvait que ce dernier acceptait de combattre en duel. Depuis, le gant est devenu le symbole d'un défi que l'on accepte ou rejette et toutes les affaires civiles  ou criminelles se réglaient par le sort des armes.

Signification : Faire ses premières frasques en parlant de très jeunes gens.

Origine : Expression française de la fin du XVIème siècle qui puise ses origines dans le milieu équestre. En effet, la gourme serait une maladie qui atteint les jeunes chevaux. Au sens plus figuré, cette gourme va désigner les croûtes de lait qui affectent parfois le cuir chevelu et le visage des bébés. Quant au verbe jeter, il prendra dans cette expression le sens d'émettre une sécrétion. La métaphore ainsi utilisée va servir à donner à la gourme le sens de frasques de jeunesse à une sorte de maladie inévitable  à un moment déplaisant de la croissance.

Exemple d'utilisation : Ce n'est pas moi qui vous ferait de la morale ou qui tremblerai pour les gros intérêts que nous vous avons confiés. On doit jeter sa gourme, on a la tête plus libre ensuite (E. Zola : Au bonheur des dames)

Signification : Ce qui s'est produit deux fois va certainement arriver une troisième fois

Origine : Expression française dont la signification reste simple malgré ses origines complexes. Il se pourrait que l'explication viendrait d'une autre citation du XIIIème siècle à savoir "tierce fois, c'est droit" signifiant que la réussite d'une action ne peut avoir lieu que  si cette action est effectuée trois fois. Selon d'autres auteurs, cette expression aurait pour origine un jeu populaire disparu depuis longtemps dans lequel elle était très significative. Puis peu à peu elle se généralisa, se vulgarisa et commença à être utilisée hors de son contexte d'origine.

Exemple d'utilisation : D'après le docteur, il n'en resterait pas estropié, cette fois encore mais jamais deux sans trois! mon petit, ne t'en prends jamais plus aux berlines, tu ne gagneras jamais. (J.P. Chabrol, La Geuse)

Signification : Être vaniteux, se gonfler d'orgueil, vouloir se rendre important.

Origine : Expression française qui puise ses origines dans une des fables de La Fontaine du même titre. Dans cette fable, la prétention de la grenouille est tellement conséquente qu'elle tendra à la tuer de la plus horrible des façons. Il existe aussi des emplois concrets de cette expression  quand il s'agirait de grosseur physique.

Exemple d'utilisation : Dans ce cas maintenant, c'est la grenouille qui a réussi à devenir aussi grosse que le boeuf ou plutôt ce n'est pas du tout à fait cela, parce que toute sa grosseur s'est amoncelée sur le ventre.... (M. Proust : A la recherche du temps perdu)

Signification : Expression française ayant connue plusieurs interprétations selon les époques: de la non capacité de résoudre un problème, elle prendra le sens de nier avoir la solution à un problème donné, avouer ne pas connaître le dénouement d'une histoire et enfin va insinuer au fait d'agir librement sans prendre en considération l'opinion d'autrui.

Origine : Quelque soit l'explication donnée à cette expression, la base reste la même pour indiquer l'idée de renoncement contraint. A l'époque où toutes les têtes étaient couvertes d'un chapeau ou d'un bonnet, celui qui n'arrive pas à résoudre un problème va de rage jeter son bonnet et le piétiner . L'ampleur du renoncement est bien démontrée par les moulins à vent se construisent sur des collines et le fait de jeter son bonnet par dessus ses moulins va sevir de métaphore pour montrer l'ampleur du phénomène.

Plus tard, "jeter de l'eau par dessus les moulins" va s'appliquer aux jeunes filles qui acceptent de se dévergonder car les femmes de bonne vertu de l'époque ne peuvent apparaitre en public que coiffées. De ce fait celles qui jettent leur bonnets sont sujettes au dévergondage. Aussi, le symbole du bonnet ôté et jeté loin derrière symbolise la femme qui renonce à sa virginité. En résumé donc, le bonnet dans cette expression française symbolise la bonne conduite et par dessus les moulins équivaut au plus haut et le plus loin possible.

Exemple d'utilisation : Ah monsieur le chef de la sureté, on est loin du repentir d'autrefois! on a jeté les bonnets et tout le reste par-dessus tous les moulins du monde.

Expression française synonyme : jeter le froc aux orties

Signification : Accuser une personne, la blâmer

Origine : Expression française de la fin du XVIIIème siècle qui fait référence à l'Evangile et à l'histoire de la première pierre jetée sur la femme adultère. A l'époque, toutes celles qui commettaient le pêché de l'adultère étaient passibles de lapidation. Pour cela le rituel consistait d'abord à laisser la place aux témoins du crime pour avoir l'honneur de lapider en premier puis viendront les suivants pour continuer la tâche jusqu'à ce que mort s'en suive.

Exemple d'utilisation : Il est extrêmement dreyfusard....Si, en tout cas son cousin le prince de Guermantes l'est, on leur jette assez la pierre pour ça (M. Proust: A la recherche du temps perdu).

Signification : expression française servant à désigner toute action ou personne qui ne vient jamais ou un sujet de conversation qui ne se montre jamais, enfin à celui qui occupe tous les esprits.

Origine : "jouer l'arlésienne" vient des Lettres de mon Moulin, conte d'Alphonse Daudet de la fin du XIXème siècle. Dans ce conte, Jann un jeune paysan insiste pour épouser une jeune arlésienne volage qui resta absente le jour du mariage. Quand il apprit son infidélité, il annula son mariage et se donna la mort car il ne put l'oublier. c'est donc de cette personne toujours attendue sans jamais être venue que notre expression française finit par désigner une personne ou une chose que l'on attend et espère, qui occuppe les esprits  mais qui n'arrive jamais.

Définition : oublier ou mettre de côté volontairement

Origine : cette expression française a dabord été élaborée sous la forme "mettre en oubliete" au XIVème siècle puis "mettre en oubliette" au XVIème siècle et enfin dans sa forme actuelle dans la première moitié du XIXème siècle.
La forme de cette expression définie, essayons de définir le terme "oubliette".
A l'origine ce terme correspondait à une horrible prison souterraine aménagée en profondeur dans les châteaux féodaux pour enfermer pour les oublier des prisonniers qui mouraient de soif et de faim. Cependant cette description n'existe que dans l'imaginaire collectif. De nos jours l'expression "jeter aux oubliettes" garde la notion d'oubli volontaire et désigne le fait de mettre quelque chose de côté pour l'oublier pour très longtemps.

Expression française synonyme : Passer à la trappe

Signification : Formule employée pour clore une longue énumération afin de laisser entendre  qu'il y a largement matière à continuer vu qu'il n'a pas été fait mention du pire.

Origine : Le terme "meilleures", employé au féminin pluriel s'est introduit dans cette expression française parce qu'il était supposé que le pronom "en" suppléait le terme "histoires" de la même façon que dans "c'est la meilleure".

Exemple d'utilisation : Victor Hugo a utilisé cette expression française dans sa pièce de théâtre Hernani mais dans une version plutôt masculine dans la bouche de Ruy Blas; "j'en passe et des meilleurs", car il s'agissait des portraits des ancêtres

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