Signification : Qualifie celui qui est habile de ses mains.
Origine : Expression française du milieu du XVIIème siècle qui se baserait sur la métaphore du singe pour décrire celui qui serait adroit. Cependant la question qui se poserait serait de savoir pourquoi choisir cet animal en référence. Selon les interprétations, l’adresse du singe serait fondée sur le fait que l’animal en question faisait partie de la ménagerie traditionnelle des baladins où ils étaient dressés pour faire des tours. De plus le singe a toujours correspondu au thème de l’animal imitateur de l’homme.
Exemple d’utilisation : Cet amour de femme, grande comme un fagot, mince comme une anguille, adroite comme un singe, a passé par le haut du four et m’a ouvert la porte de la maison. (Balzac : Splendeurs et misères des courtisanes)
Signification : sert à qualifier un texte adapté et expurgé pour ne pas heurter les âmes sensibles et être lu par tout le monde.
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. Le dauphin serait le fils de Louis XIV, héritier du trône sous le titre Louis de France. En effet selon les traditions royales de l’époque le dauphin serait le fils ainé du roi et à ce titre avait droit à une éducation spéciale qui le préparait à son prochain statut. Les ouvrages de référence nécessaires à son éducation étaient très spéciaux et portaient une sorte d’effigie latine à savoir « ad usum delphini » se traduisant par « à l’usage du dauphin ».
Signification : Déféquer
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française du milieu du XVème siècle, il faudrait commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. Le mot selle viendrait du latin sella et signifie siège et serait utilisée dans un contexte médiéval et dans la langue soutenue pour désigner la chaise percé que les gens fortunés utilisaient pour effectuer leurs besoins.
Exemple d’utilisation : Les syriens imaginèrent que l’homme et la femme ayant été créés dans le quatrième ciel, ils s’avisèrent de manger d’une galette au lieu de l’ambroisie qui était leur mets naturel. L’ambroisie s’exhalait par les portes mais après avoir mangé de la galette, il fallait aller à la selle. (Voltaire)
Expressions françaises synonymes : Couler un bronze, démouler un cake
Signification : En fonction des souhaits de chacun
Origine : Locution adverbiale devenue expression française dont les origines remontent au XVIème siècle où le terme envi attesté depuis le XIIème siècle prendrait le sens de défi ou provocation. De ce fait répondre à l’envi de quelqu’un c’est répondre à son défi, l’attaquer en rival. Au fil du temps l’orthographe du terme envi à changé avec le rajout du « e » ce qui a conduit à une évolution dans le sens de mieux faire selon les désirs et souhaits, sans idée de défi ou de lutte.
Exemple d’utilisation : Français et anglais, si longtemps divisés sur les champs de bataille, se réunirent contre les quadrupèdes usurpateurs. Les fusils, les chiens, les lacets, furent employés à l’envi. (J.L. Armand)
Expression française synonyme : A qui mieux mieux.
Signification : A l’agonie, près de mourir
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui daterait du milieu du XVIème siècle, il faudrait commence par définir le terme article selon le dictionnaire de l’époque. Partant du fait que « à l’article de la mort » serait la traduction intégrale de l’expression latine « in articulo mortis », l’article en question prendrait le sens de moment à savoir celui d’une division temporelle et de ce fait à l’article de la mort en référence à sa version latine se traduirait par « au moment de la mort ».
Exemple d’utilisation : Elle parlait comme une qui est à l’article de la mort, qui avoue tout, puis se passe le lacet au cou et se pend. (J.Giono)
Signification : Conséquence directe de ce qui a été effectué auparavant
Origine : Expression française du XIXème siècle qui puiserait ses origines dans le domaine de la musique. En effet, au niveau du solfège, un dièse ou un bémol à la clé, basé en début de portée peut modifier cette dernière et indique la tonalité. Les notes seront donc jouées en fonction des clés mises au début de la portée ceci pour pallier aux mauvaises prestations. Dans un sens plus figuré, à la clef va indiquer une modification de perspective par un élément.
Exemple d’utilisation : J’ai les tribunaux derrière moi, peut-être avec la prison à la clef…. La prison, tu entends, salaud ! (M. Genevoix)
Signification : Le fait de donner de fausses alertes rendrait la vraie vaine et inutile, exagérer l’alerte
Origine : Expression française dont les origines sont très anciennes et remontent à quelques siècles avant JC quand Esope édita une fable dont le titre était « la garçon qui criait au loup » qui relatait l’histoire d’un berger qui criait au loup pour ameuter les gens du village parce qu’il s’ennuyait. A force de recommencer à maintes reprises la même alerte les gens finissaient par ne plus y croire et ne bougèrent plus au moment où le vrai loup ait apparu pour attaquer son troupeau.
Il resterait à signaler que vu l’ancienneté de l’expression en question, l’association du loup au danger reste un phénomène logique et compréhensible.
Signification : En souhaitant que cela n’arrivera jamais
Origine : Formule d’aversion devenue expression française qui remonte au XIème siècle, extraite de la chanson de Roland sous la forme « ne placet deu » se traduisant par que cela ne plaise pas à dieu. Par conséquent, si quelque chose ne plait pas à dieu, il y a de fortes chances pour qu’elle n’arrive jamais.
Exemple d’utilisation : Le 21 décembre dernier, la chaire de l’église Saint-Roch, à Paris, retentissait les paroles redoutables : A Dieu ne plaise, s’écriait l’évêque du Mans.(Ethique catholique et praxis romanesque)
Expression française synonyme : Que dieu m’en préserve
Sous d’autres cieux : Expression française qui se trouverait en sa traduction presque intégrale en Tunisie sous la forme "Allah laa ikaddar" c'est-à-dire que dieu repousse cette éventualité.
Signification : Parfaitement, très bien
Origine : Expression française du milieu du XIXème siècle dont les origines semblent diverses. En effet, selon certaines interprétations, les petits oignons feraient allusion à la bonne cuisine mijotée et finement préparée ce qui démontrerait la notion d’excellence. Pour d’autres auteurs, aux petits oignons semble péjorative et ferait plutôt allusion à la métaphore représentant des oignons plantés serrés dont le goût serait aigre et elle servira à exprimer d’une façon ironique le contraire de sens véritable. Il serait toutefois utile de remarquer que cette dernière explication n’est toutefois pas plausible car dans les dictionnaires des expressions françaises, ce genre de moquerie consistant à exprimer le contraire de ce que reflète le dicton est rare voire inexistant.
Exemple d’utilisation : ça nous fait rendre l’air, sans compter que nous aimons la pêche à la ligne. Oh ! mais là, nous l’aimons comme des petits oignons. (G. de Maupassant : Le trou)
Signification : Avec de bonnes raisons tout en étant au courant de la situation.
Origine : Afin de mieux comprendre les origines de cette locution lexicalisée devenue expression française, il faudrait commencer par définir le terme escient selon le dictionnaire de l’époque. Escient au XIIème siècle viendrait du verbe latin scire signifiant savoir et à bon escient se traduirait donc par le fait d’agir en connaissance de cause. Au XVIème et au XVIIème siècle, « à bon escient » prit le sens de véritablement, sans plaisanter. Par contre et selon les explications prodiguées par les interprètes de l’époque, à bon escient suivrait plutôt la logique de à mon escient du XIIème siècle pour dire en connaissance de cause.
Expression française synonyme : En connaissance de cause